Des essais de réduction d'intrants grâce à la culture intégrée
Depuis 2 ans la Chambre d'Agriculture et la FDGEDA des Ardennes ont mis en place différents essais afin de comparer trois itinéraires sur blé :
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L’itinéraire raisonné (pratiques agriculteurs)
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L’itinéraire intégré (limitation de l’utilisation de produits phytosanitaires grâce à l’activation de leviers agronomiques préventifs)
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L’itinéraire extensif (témoin bas)
Ces essais ont été réalisés afin d’étudier des conduites moins gourmandes en intrants, tout en préservant votre marge brute. L’objectif est d’acquérir des références techniques locales pour vous accompagner au mieux dans les années à venir face aux contraintes réglementaires et environnementales croissantes.
Description des itinéraires de nos essais
Les itinéraires décrits ici ont servi de base de départ. L’agriculture intégrée ne se résume pas à un protocole, par conséquent chaque technicien à réalisé des adaptations au sein des parcelles suivies afin de s'adapter à la parcelle, à l’année et aux pressions ravageurs /maladies, en privilégiant l’observation à la prescription automatique.
L’écart prévu entre la conduite « raisonnée » et la conduite « intégrée » est le suivant :
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40 unités d’azote en moins
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Suppression du régulateur
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Un fongicide de moins
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Décalage de la date de semis de 15 jours et réduction de la densité de semis de 30 grains/m² minimum (de 10 à 20 %).
Les leviers agronomiques utilisés
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Le choix d’une variété tolérante
C’est la base de l’itinéraire intégré. Sans ce critère, il est impossible de mener à bien cette pratique, il est important de choisir une variété tolérante à la septoriose qui reste la principale maladie préjudiciable de notre secteur.

- Villers /Bar - 17 mars 2009 -Conduite Intégrée, 17 vulpins/m², 3 véroniques/m², 2 gaillets/m² avant désherbage

- Villers /Bar - 17 mars 2009 -Conduite Raisonnée, 400 vulpins/m², 55 véroniques/m², 20 gaillets/m² avant désherbage
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Le décalage de la date de semis
L’objectif du décalage de la date de semis est également de réduire le salissement des parcelles à l’hiver afin de pouvoir diminuer la lutte herbicide par la suite, mais aussi de limiter le risque d’attaques de pucerons. On le retarde de 15 jours en moyenne par rapport à une date de semis conventionnelle.
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La densité de semis
La réduction de la densité de semis (-30% par rapport aux préconisations) a pour objectif de limiter le risque de verse et le développement des maladies. Malgré un hiver assez rude, la réduction de la densité de semis n’est plus visible à ce jour, on devrait donc bénéficier de tous ses intérêts agronomiques sans pénaliser le rendement.
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La réduction de la dose d’azote
Cela permet de limiter le risque de verse ainsi que la pression parasitaire. Elle est permise par la réduction de la densité de semis. En effet tous ses leviers sont liés et il s'agit de les activer en cohérence les uns avec les autres.